Revue de Presse

Article du Journal La Nouvelle République du 14/01/2015


Diaz a retrouvé du temps de jeu et du plaisir avec le Red Star. - (Photopqr/La Voix du Nord)

Diaz a retrouvé du temps de jeu et du plaisir avec le Red Star. – (Photopqr/La Voix du Nord)

Kévin Diaz retrouve le plaisir

 

 

 

 

 

 

Tours FC – Red Star En difficulté durant deux saisons sous les couleurs du TFC, le Sudiste a retrouvé le fil de sa carrière du côté de Paris.

Il était parti discrètement. Comme il était venu, finalement. Et comme il avait traversé ses deux saisons tourangelles : sans un mot plus haut que l’autre. Au Tours FC, Kevin Diaz ne s’est jamais véritablement épanoui. Trop réservé, pas assez en confiance aussi, et pas bon quand il l’aurait fallu pour transformer des apparitions ponctuelles en titularisations régulières.

Et quand il a montré des choses intéressantes au cœur de l’hiver 2015, il a disparu d’un coup, renvoyé en fond de banc, puis en tribune, de façon assez inexplicable. En tout cas d’un point de vue sportif… « Je restais sur plusieurs matchs durant lesquels j’étais bien. Je crois qu’il n’y a pas beaucoup de monde à avoir compris sur le moment. Moi-même, je n’ai pas eu d’explication. J’avais une clause dans mon contrat (qui lui offrait une saison supplémentaire au TFC à partir d’un certain nombre d’apparitions) et je sais qu’ils (les dirigeants du TFC) ne voulaient pas que je la valide… Je l’ai fait supprimer ensuite parce que moi, je m’en foutais : j’avais juste envie de jouer. Après, je suis réapparu dans le groupe en fin de saison. »

Pas du tout revanchard sur le Tours FC

L’épisode résume finalement son passage en Touraine. Sa réaction a posteriori en dit aussi pas mal sur l’homme : « Tours, cela a été globalement compliqué, je n’ai pas eu beaucoup de temps de jeu… Ensuite, j’ai eu du mal à trouver ma forme et mon meilleur niveau. Est-ce que le TFC était fait pour moi ? Au moment où on effectue un choix, on ne peut jamais savoir si c’est le bon ou pas… Et je ne veux pas me cacher derrière cela ! Sur l’histoire de la clause, oui, je l’ai un peu en travers, mais franchement, c’est du passé. Si j’ai à cœur de gagner vendredi, ce n’est pas contre Tours, mais pour le Red Star, pour qu’on reste en haut de tableau. »
Kevin est ainsi : un gentil garçon, poli, affable. Peut-être trop. Pas du tout revanchard en tout cas, d’autant qu’au Red Star, s’il n’est pas toujours titulaire (8 fois toutes compétitions confondues, pour 14 entrées en cours de jeu, 945′ jouées), il a retrouvé une forme de sérénité : « Oui, du plaisir… C’est vraiment cela ! », s’exclame-t-il au téléphone.
« Cela va nickel ! Cet été, j’avais d’autres offres, mais je me suis entraîné avec le Red Star. Je connaissais bien Manu Pires (l’entraîneur adjoint), que j’avais croisé à Nice où il entraînait la réserve. J’ai aussi discuté avec le coach (Rui Almeida). On s’est tout de suite bien entendu, c’est un entraîneur qui aime bien le jeu. Et puis, j’ai été super-bien accueilli par les mecs. Je me suis senti en confiance… »
La suite ne le déçoit pas : « Il y a un groupe super, une très belle ambiance comme rarement j’en ai connu. C’est souvent qu’on se retrouve à une bonne douzaine pour déjeuner, par exemple. » Le secret de la réussite du club mythique de la banlieue parisienne qui, après un début de saison compliqué, est désormais septième à trois points du podium (avec quatre longueurs d’avance sur le TFC).
« Forcément, l’ambiance aide : quand cela vit ainsi dans un groupe, on a forcément envie de se battre pour le coéquipier sur le terrain. Après, il y a aussi des joueurs qui se sont révélés. » Sliti, Da Cruz, Makhedjouf, Bouazza ou encore Balijon dans le but sont très performants, ce qui permet au club de Saint-Ouen de présenter le même bilan que le TFC : 19 buts inscrits, 17 encaissés (mais avec deux succès de plus et deux nuls de moins que les Tourangeaux).
« Le coach nous a également bien fait progresser dans le jeu. On en produit énormément, que ce soit à domicile (à Beauvais, le mythique stade Bauer n’étant pas aux normes) ou à l’extérieur. »

«  On ne parle pas de la montée  »

De quoi donner des ambitions aux Franciliens ? « Franchement, la montée, on n’en parle même pas entre nous ! Ce n’était pas l’objectif de début de saison et, pour l’heure, tout le monde est déjà très content d’en être là. J’ai suffisamment d’expérience à ce niveau pour savoir que tout peut aller très vite et rester lucide. On va d’abord jouer match après match… Il ne faut pas oublier qu’on a un effectif réduit en nombre, pas comme des grosses cylindrées telles que Dijon, Nancy… Là, à Tours, on entend bien rebondir après la défaite (2-1) concédée dans les arrêts de jeu face à Lens. Après, si à l’attaque des deux derniers mois de compétition, on est encore là, on changera de discours. Mais rien ne sert de s’enflammer et d’en parler tôt… »

Frédéric Launay


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