Revue de Presse

Article du journal La Semaine du 20/02/2012


photo_article_la_semaine_fev2012Indispensable Kévin Diaz

Le verbe chantant, mais l’accent vrai. Kévin Diaz n’est pas du genre à se la raconter. Ni à fuir ses responsabilités ou à se cacher derrière son petit doigt lorsqu’il s’agit d’évoquer sa situation actuelle et celle du FC Metz.

Le milieu originaire d’Istres veut se relancer après un début d’année 2012 moins probant et aspire à être plus décisif pour ramener son équipe vers les sommets de la Ligue 2. À commencer dès lundi à Nantes, qu’il avait failli rejoindre à l’intersaison et d’où il n’entend pas repartir bredouille.

Kévin Diaz aurait pu, aurait dû être dans le camp d’en face, enfiler la célèbre tunique canarie et faire rêver la Beaujoire sur son couloir gauche. Il n’en est rien. Un important quiproquo avec les hautes sphères nantaises a finalement fait capoter l’affaire au moment de la signature l’été dernier. Pour le plus grand bonheur du FC Metz. « J’étais à deux doigts de m’engager là-bas. Le contrat était même prêt, confesse-t-il. Mon agent (Chokri Yousfi) avait négocié avec le directeur sportif, Guy Hillion. Celui-ci a fini par démissionné sur fond de conflit avec son président, Waldemar Kita. C’est à cause de ce dernier que le transfert a échoué ».  Le milieu gauche retourne du coup et dans un premier temps à l’AS Monaco, son club formateur et avec qui, il est encore sous contrat jusqu’en juin 2013. Laurent Banide, le prédécesseur de l’actuel entraîneur Marco Simone, prétend compter sur lui et le bloque alors que les dirigeants messins font le forcing pour le récupérer une seconde saison de suite sous forme de prêt. Manque d’argent oblige. Après plusieurs semaines d’âpres négociations, il reprend finalement le chemin de la Moselle et retrouve Dominique Bijotat, avec qui le courant passe plutôt bien. « C’est pour lui que je suis revenu, lance-t-il. J’apprécie travailler sous ses ordres. C’est quelqu’un de rigoureux, mais dans le bon sens ».

Le talisman de l’équipe

 

Depuis le début de saison, Kévin Diaz est l’un des pions essentiels du rouage messin. Il est même quelque part le baromètre, le talisman de son équipe, qui ne perd jamais ou presque en sa présence. En 16 apparitions sous le maillot grenat, il n’a connu l’amertume de la défaite qu’à quatre petites reprises. Lui n’en tire aucune gloire personnelle et s’en excuse à demi-mots : « c’est ce que l’on m’a dit. J’essaie juste de faire le maximum quand je suis sur le terrain ». Son premier bulletin de notes sur le plan comptable est bon sans plus avec une seule réalisation à son actif… contre Nantes lors du match aller à Saint-Symphorien (1-3) pour deux passes décisives. Il le reconnaît volontiers et entend faire mieux : « je suis satisfait de ma première partie de saison, mais je suis moins bien depuis la reprise. J’espère relever la tête et être plus performant. Cela veut dire être plus décisif. Je dois jouer plus simple sur certaines parties du terrain et garder de la tonicité pour la zone dé vérité ».

Une double revanche à prendre face à Nantes

Comme la plupart des joueurs, qui manient à merveille la langue de bois, Kévin Diaz préfère donc mettre en avant le collectif. Mais son discours sonne chez lui vrai. Il souhaite avant tout que l’équipe reprenne des couleurs après une nouvelle passe actuelle délicate à gérer. Pour en sortir, il a sa petite idée sur la question et met de côté une hypothétique montée avec 12 points de retard sur Clermont, 3e : « il faut se montrer plus rigoureux défensivement. C’était notre force l’an dernier. Si on ne prend pas de but, on prend au moins un point. C’est élémentaire. Il faut arrêter de penser au podium. On en a trop parlé à un moment donné. Nous devons prendre les matchs les uns après les autres et essayer de les gagner. Si c’est le cas, nous ne serons pas loin de nos ambitions. Les Bastiais sont au-dessus du lot. Ils sont solides et ont la réussite avec eux. Derrière, c’est jouable. La troisième place me suffit amplement ». À 23 ans, l’Istréen de naissance lorgne forcément sur la Ligue 1, qu’il a goûtée par quatre fois avec la formation de la Principauté en 2008-2009. « J’ai envie d’y retourner ici ou ailleurs, admet celui qui a été approché cet hiver par le club allemand de Fribourg. J’ai côtoyé à cette époque de grands joueurs comme Nenê, Jérémy Ménez, François Modesto ou Stéphane Ruffier. Je partageais le même casier que Nicolas Nkoulou. Cela fait rêver, mais je me concentre d’abord sur ma saison avec Metz ». Et à ce match de lundi à Nantes après deux semaines de disette à cause du froid : «  je n’avais jamais connu ça avant. Dans le Sud, on ne descend jamais en dessous de 0°C, alors -15°C. Je m’entraîne avec un bonnet, des gants, deux pulls et un k-way et j’ai quand même froid ». Même s’il ne l’avoue pas directement, ce déplacement lui tient à cœur et pas seulement à cause de l’épisode estival. «  Je n’ai pas oublié le match aller. Nous avions été baladés. Nous avions pris le bouillon. On se doit de réagir. Moi le premier ». Et ainsi montrer ce qu’il aurait pu faire sur ce qui aurait dû être son terrain de jeu favori.


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