Revue de Presse

Article du Républicain Lorrain du 04/01/2013


Kévin Diaz attend patiemment son heure sous le maillot des Aiglons. Photo AFP.

Kévin Diaz attend patiemment son heure sous le maillot des Aiglons. Photo AFP.

Diaz en terrain connu

 

Kévin Diaz a quitté Metz sur une descente pour rebondir à Nice où il ne joue quasiment pas. L’ancien Grenat n’a pas perdu le moral pour autant et s’avoue ravi de revoir Saint-Symphorien dimanche.

Il a quitté la Moselle dans l’obscurité d’un club à son crépuscule et dans le fracas d’une descente historique, pour rejoindre un coin de soleil. A Nice, Kévin Diaz est au chaud et en Ligue 1 mais il est aussi resté dans l’ombre. En salle d’attente. L’ancien Messin guette son heure de gloire, ce qui ne correspond même pas à son temps de jeu cette saison avec une titularisation sous le maillot des Aiglons pour quarante-cinq minutes de présence sur le terrain…

Le jeune milieu offensif « essaie de ne pas trop [se] prendre la tête » avec ses statistiques faméliques. Il s’arme de patience : « Je me tiens prêt , dit-il. Je veux rester ici et gagner ma place, comme tout compétiteur. Mais c’est difficile quand tu es dans une équipe qui tourne bien et qui ne perd pas beaucoup… » Ou l’équation complexe de son rebond azuréen. Car l’OGC Nice connaît un exercice délicieux cette saison, il est armé à tous les étages et son nouvel entraîneur, Claude Puel, ne passe pas spécialement pour un sentimental. Le technicien a peu changé d’ailleurs : « Il est toujours à fond , admet Diaz. Qu’il s’entraîne avec nous ou participe à des jeux, il veut toujours gagner ».

« Plutôt content »

 

La Coupe de France, ce dimanche, pourrait offrir une fenêtre de tir au jeune natif d’Istres (22 ans). Le conditionnel s’impose : lui-même n’en sait « rien ». « Je me tiens prêt tous les week-ends , rappelle-t-il dans un élan mécanique. En tout cas, cette épreuve est prise au sérieux chez nous. Notre groupe est « grave » compétitif et on viendra à Metz pour gagner. »

Pour le coup, Kévin Diaz revient en terrain connu. Il a porté le maillot grenat durant deux saisons et traversé des événements très contrastés sous cette tunique : une rupture des ligaments croisés, le but de l’espoir (avant le maintien) contre Istres en 2011 et, naturellement, cette coupure totale de courant qui a conduit à la relégation en National.

Diaz l’avoue : il était « plutôt content » de découvrir le nom de cet adversaire à l’issue du tirage au sort. « Je vais pouvoir revoir pas mal de monde et je sais que ma belle-famille viendra au stade , signale-t-il. Je retiens le positif de mon passage ici. D’abord, j’ai presque toujours été sur le terrain et je me souviens de cette première saison où l’on se sauve de justesse. C’était génial de partager ça avec les supporters . »

La suite, naturellement, soulève moins d’enthousiasme. « On avait pourtant bien commencé la deuxième saison et puis on a complètement déconné… , se souvient l’intéressé. Je ne vais pas le cacher. C’est un moment qui a été difficile pour tout le monde et je ne m’attends pas à quelque chose de grand au niveau de l’accueil dimanche mais Metz est un club qui m’a fait grandir et je continue à suivre ses résultats. J’espère qu’il va remonter très vite parce que sa place n’est pas en National . »

Diaz fait partie d’une génération biberonnée à Monaco qui connaît des lendemains compliqués. Témoins Bakar, Moukandjo et Mollo, ses congénères d’alors, aujourd’hui en galère à Nancy. « On s’en est sorti quand même , fait valoir le garçon. Mollo vient de partir à Saint-Etienne, Djamel (Bakar) est suivi par pas mal de clubs et Sagbo, par exemple, joue avec Evian-Thonon. Je ne pense pas que c’est une malédiction . » Diaz n’est pas superstitieux de toute façon. A Metz, il portait le numéro 13…

Christian JOUGLEUX.

 


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