Revue de Presse

Article du Républicain Lorrain du 12/01/2011


Ici aux côtés de Ludovic Guerriero, Kevin Diaz s’est éloigné de ses coéquipiers. Photo Pascal BROCARD

Ici aux côtés de Ludovic Guerriero, Kevin Diaz s’est éloigné de ses coéquipiers. Photo Pascal BROCARD

Diaz, le patient messin

Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou le 17 septembre 2010, Kévin Diaz retrouve progressivement ses sensations de footballeur. Le milieu de terrain voit le bout du tunnel…

La blessure

Le temps a beau s’être écoulé depuis le 17 septembre 2010, il n’a pas encore totalement fait son œuvre. Le souvenir de cette rupture des ligaments croisés, blessure honnie des sportifs, hante toujours les nuits de Kévin Diaz : « C’est la première fois que je ressentais ce type de douleur. J’ai senti que le genou était déboîté ».

Mauvais présage. Avant le verdict d’un docteur de Châteauroux. Au départ, le déni comme simple mesure de protection : « Je ne voulais pas le croire. Je me disais que ce mal n’arrivait qu’aux autres, je refusais ce verdict ».

Déjà victime d’une pubalgie dans sa jeune carrière, qui lui avait valu trois mois d’arrêt, le milieu de terrain avait conscience de la gravité de ce second coup du sort : « On le sait tous, dans ces cas-là, c’est six mois d’arrêt… »

L’opération

L’intervention chirurgicale a été rapidement fixée. Ici encore, la date est inscrite en lettres capitales dans la mémoire du Sudiste : « Le 21 septembre. C’est le professeur Jaeger qui m’a opéré. J’étais rassuré, c’est un médecin reconnu dans le milieu ». Finalement, Kévin Diaz séjournera huit jours dans l’hôpital strasbourgeois. Le temps de prendre la mesure du long tunnel à emprunter avant son retour…

La rééducation

« C’est désagréable, douloureux… Il faut solliciter le genou, le plier. » L’homme trouvera une source de réconfort auprès des siens à Monaco. Avant de connaître la solitude à Saint-Raphaël, centre de rééducation prisé des sportifs de haut niveau : « Pendant un mois, je passais la semaine seul à l’hôtel. Le programme est rébarbatif : soins, soins et soins… » Avant que deux arrivées égayent son quotidien : « Alexandre Licata (attaquant d’Auxerre) et Djimi Traoré (défenseur de Monaco) ont débarqué. Ça a permis de rompre avec la monotonie. Je ne me réjouis pas de leur malheur mais ça fait plaisir de voir des visages connus… »

Et de recevoir des coups de téléphone familiers : « Je me suis souvent entretenu avec le coach (Dominique Bijotat) et quelques partenaires comme Ludovic Guerriero ». Confidentialité de la Ligue 2 oblige, le convalescent a suivi le FC Metz sur internet : « Chaque soir de match, je suis fidèle aux postes. Ça me chagrine de voir le club dans cette position, mais hormis deux prestations ratées, l’équipe n’a pas eu de chance… »

Le retour

Ni en avance, ni en retard sur son programme de reprise, Kévin Diaz a retrouvé récemment le chemin des terrains : « Je suis autorisé à recourir. Enfin très doucement. Je ressens quelques douleurs, mais il paraît que c’est normal ». La suite le mènera à l’AS Monaco au début du mois de février pour un programme plus musclé : « Le retour à Metz ne devrait s’effectuer qu’à la mi-février. Et normalement, je pourrai rejouer courant du mois de mars. J’ai une grande envie d’aider le club durant la fin de saison qui sera peut-être cruciale. Mais il faut être prudent et ne pas se précipiter avec ce genre de blessure ». Après le déni, Kévin Diaz a désormais pleinement conscience de l’obstacle franchi ces derniers mois…

Un avenir monégasque ?

Certes, il n’y a jamais de bon moment. Mais Kévin Diaz a conscience que sa blessure est intervenue à une période importante de sa jeune carrière : « Je commençais à enchaîner les bonnes prestations… C’est dommage, mais c’est le destin ». Lui qui espérait profiter d’un temps de jeu plus conséquent en Moselle qu’à l’AS Monaco ne dispose plus que de cette fin de saison pour briller. Invité à l’exil par Guy Lacombe, démis lundi de ses fonctions par les dirigeants du club de la Principauté, le milieu de terrain ne nourrit pas d’amertume envers le Breton : « Il ne souhaitait pas me garder, c’était son choix et son droit. Je l’ai accepté ».

Peut-être que l’été prochain, la donne aura évolué. Laurent Banide, héritier du banc monégasque, connaît de longue date le joueur : « Je l’avais comme coach en moins de 16 ans nationaux. Mais je ne songe pas encore à Monaco où il me reste deux ans de contrat ». Une fin de saison aboutie du côté de Saint-Symphorien ne pourrait que faire monter sa cote…

J.-M. C.


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