Revue de Presse

Article du Républicain Lorrain du 15/03/2012


Buteur contre Nantes au mois de septembre (notre photo), Kévin Diaz a signé sa deuxième réalisation de la saison vendredi dernier au Havre. Un but d’importance pour Metz… Photo Pascal BROCARD.

Buteur contre Nantes au mois de septembre (notre photo), Kévin Diaz a signé sa deuxième réalisation de la saison vendredi dernier au Havre. Un but d’importance pour Metz… Photo Pascal BROCARD.

Kévin Diaz : la voix de la révolte

Son deuxième but de la saison, vendredi dernier au Havre, a évité à son équipe de subir une onzième défaite. Kévin Diaz a laissé ses doutes de début d’année derrière lui. Le FC Metz a peut-être beaucoup à y gagner.

Un mètre soixante-quatorze de joie transportant un sourire éclatant. Vendredi dernier, sur la pelouse havraise, les Messins ont dû s’y mettre à plusieurs pour stopper Kévin Diaz, parti dans une course folle célébrer son but devant le banc grenat. Ce banc, le milieu de terrain ne l’avait quitté qu’une demi-heure plus tôt. « J’étais surpris de commencer la rencontre en tant que remplaçant, mais voilà, ça fait partie des choix du coach, je ne les discute pas. »

La bienséance dans les mots. La révolte sur scène. Au Havre, Kévin Diaz a sans aucun doute apporté la meilleure réponse possible aux doutes entourant sa capacité à être l’un des éléments détonateurs de cette équipe messine. Auteur d’un corner décisif, le 2 mars dernier, qui avait permis à Stéphane Besle de signer l’égalisation face à Clermont (2-2), il a cette fois été au bout du travail lui-même. Son tir à bout portant, à six minutes de la fin du temps réglementaire, n’a laissé aucune chance au gardien normand.

Alors, oui, forcément, Kévin Diaz est « super content d’avoir marqué. Ça libère. En plus, cela faisait un moment que cela ne m’était plus arrivé. Et puis je suis surtout content pour l’équipe qui a tenu le coup jusqu’à l’égalisation. On a limité les dégâts. Au moins, nous ne sommes pas rentrés de cette semaine à trois matches avec une défaite sur le dos. » Pas de défaite. OK. Mais pas de victoire non plus, et ça depuis le début de l’année.

« Ça peut vite se dégrader »

 

Déjà Messin, la saison passée, et donc déjà soumis au régime de crispation imposé par le parcours de son équipe, Kévin Diaz sait que l’histoire n’est pas loin de se répéter. Metz, quatorzième, ne s’est pas mis dans les dispositions qui auraient pu, qui auraient dû, lui garantir une fin d’exercice un peu plus sereine. La bataille s’annonce rude, mais le joueur, prêté à Saint-Symphorien par l’AS Monaco jusqu’en juin, estime que son camp à les armes pour s’en sortir. Il espère que lui et les siens seront capables de le prouver.

« Pour l’instant, ça va. Le groupe n’est pas encore rongé par le doute, mais ça peut vite se dégrader, il faut en être conscient. À nous de tout mettre en œuvre pour sortir de là rapidement. Personne ne viendra le faire à notre place. Personne ne peut nous aider, à part nous-mêmes. Parce que si on se retrouve vraiment en galère, est-ce que nous aurons les ressources pour en sortir, comme cela a été le cas l’an dernier ? Personne ne peut le dire. Maintenant il ne faut pas oublier que nous avons encore un match en retard (contre Le Mans). Et si nous parvenons déjà à l’emporter vendredi contre Troyes, on pourrait passer à la suite avec un peu plus de sérénité. » Kévin Diaz n’aspire qu’à cela. Vendredi dernier, le joueur a montré la voie de la révolte.

Cédric BROUT

 


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