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Interview du Républicain Lorrain du 12/04/2011


Auteur de vingt-deux minutes de jeu contre Grenoble, Kévin Diaz attend la prochaine occasion pour « aider l’équipe à surmonter cette situation. » Contre Clermont ? Photo Pascal BROCARD

Auteur de vingt-deux minutes de jeu contre Grenoble, Kévin Diaz attend la prochaine occasion pour « aider l’équipe à surmonter cette situation. » Contre Clermont ? Photo Pascal BROCARD

Kévin Diaz : « La situation ne doit pas nous faire peur »

De retour à la compétition après plusieurs mois d’indisponibilité, Kévin Diaz attend aujourd’hui de se « rendre utile ». Le milieu de terrain messin s’engage dans la dernière ligne droite plein de détermination…

En juin prochain, il retrouvera son Rocher. Et son club, Monaco, dont l’histoire pourrait bien continuer à s’écrire en Ligue 2… Si la relégation qui pend au nez du club de la Principauté se confirme, fin mai, Kévin Diaz pourrait donc recroiser la route du FC Metz, où son prêt s’achèvera à la fin de la saison. Mais là aussi, le conditionnel s’impose : à l’heure où l’on parle, le National tend les bras aux Grenats. Une perspective que le milieu de terrain n’envisage pas.

Victime d’une grave entorse du genou en septembre, Kévin Diaz, vingt-deux ans, vient tout juste de revenir à la compétition. Il entend profiter des prochains rendez-vous pour servir la cause commune et donner un sens à son arrivée du côté de Saint-Symphorien…

Kévin Diaz sous le maillot de l’équipe réserve, ce week-end, ça a donné quoi ?

« J’ai ressenti de bonnes sensations. Physiquement, ça a été. Bon, j’ai eu quelques courbatures dimanche mais rien de méchant ! Le coach voulait que je dispute un match en entier, et ça m’a fait du bien. »

Votre genou vous laisse tranquille, donc ?

« Oui. C’est derrière moi. Je ne veux plus y penser. Maintenant, je me concentre sur la dernière ligne droite. »

Appréhendiez-vous votre retour à Metz, après ces longs mois passés en rééducation ?

« Non, je savais où j’allais remettre les pieds. Je n’ai jamais coupé le contact. A la fin de chaque semaine, j’avais l’entraîneur ou un coéquipier au bout du fil. »

Dans l’éloignement, comment viviez-vous votre statut de joueur messin ?

« Je me disais parfois que je ne servais à rien et ça m’énervait. »

Avant de revenir, vous avez effectué votre travail de remise à niveau à Monaco. Un autre club menacé par la relégation… Peut-on comparer les deux situations ?

« Oui, c’est à peu près la même chose. Monaco se bat pour rester en Ligue 1, nous pour rester en Ligue 2. Ici comme là-bas, il y a un peu de crispation, c’est normal. »

 

« Besoin de leur soutien »

 

Vous doutiez-vous que la saison serait aussi difficile au moment de vous engager ?

« Non, je n’ai jamais imaginé que les choses seraient aussi compliquées. Mais c’est le foot, tout va très vite. Regardez Grenoble. Ils étaient en L1 la saison passée, là, ils prennent le chemin du National. Regardez Monaco… C’est la preuve que ça n’arrive pas qu’aux autres. »

Aujourd’hui, vous sentez-vous prêt pour le combat ?

« Je n’ai peut-être pas encore quatre-vingt-dix minutes dans les jambes, mais j’ai une grande envie d’apporter quelque chose, d’aider l’équipe à surmonter cette situation. »

Pour s’en sortir, les Messins devront ?…

« Avoir une âme de compétiteur. Ce week-end, Monaco a battu le leader, Lille… A nous de suivre l’exemple. »

Avez-vous déjà évolué dans une formation qui se battait pour éviter la relégation ?

« Non, mais la situation ne me fait pas peur, elle ne doit pas nous faire peur. »

Mais elle fait peur au public…

« Oui, c’est normal. Les supporters doivent se demander ce qui se passe… Mais nous avons besoin de leur soutien. Et on fera tout pour qu’ils n’aient pas à le regretter. »

 

Cédric BROUT.


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